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Nouveaux cas de suspension administrative de permis de conduire

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suspension administrative permis de conduire

Sommaire

La loi du 18 aout 2026 prévoit de nouveaux cas de suspension administrative du permis de conduire. Dorénavant, deux nouvelles infractions pourront conduire le préfet à prononcr la décision de rétention du permis de conduire.

Personne ne conteste l’objectif de sécurité routière. Mais alors que la mortalité sur les routes a considérablement diminué sur le temps long, les pouvoirs de l’administration continuent, eux, de s’étendre.

En 1972, la France comptait l’équivalent de plus de 18 000 morts sur les routes. En 2025, elle en compte 3 515. Pourtant, le législateur permet désormais de suspendre administrativement votre permis dans des hypothèses toujours plus larges.

En 2026, deux évolutions importantes concernent la suspension administrative du permis.

La première est une nouveauté législative : depuis le 20 août 2026, la loi permet au préfet de suspendre le permis en cas d’usage de stupéfiants commis en réitération, même sans conduite d’un véhicule.

La seconde est une nouveauté dans l’application des textes. Ainsi plusieurs préfets utilisent désormais l’article L. 224-7 pour prononcer une suspension administrative du permis en cas de téléphone tenu en main au volant.  Cette décision du préfet peut intervenir sans attendre la décision d’un juge.

Le fondement permettant cette suspension par arrêté préfectoral pour téléphone existe depuis 2020, mais c’est son utilisation renforcée par les préfectures qui fait l’actualité en 2026.

En effet, pour le téléphone au volant, la nouveauté remonte en réalité au décret n° 2020-605 du 18 mai 2020. Depuis le 22 mai 2020, l’article R. 412-6-1 du Code de la route prévoit expressément que l’usage d’un téléphone tenu en main expose, en plus de l’amende et du retrait de points, à une peine complémentaire de suspension du permis pouvant aller jusqu’à trois ans. 

Ainsi, ces nouvelles procédures de suspension prévues par l’article L. 224-7, la suspension administrative visent à lutter contre des infractions graves.

Le délai de suspension ne peut en principe pas excéder 6 mois. C’est l’article L. 224-8 du Code de la route qui fixe cette durée de suspension maximale. 

Face à ces restrictions de plus en plus fortes à la liberté de circulation, connaître ses droits permet d’éviter les abus. Ce mouvement de pénalisation rejoint une tendance générale à la limitation du droit de circuler.

Avec la société CLICK’N’JUSTICE, défendre son permis de conduire est devenu possible.

Quelles sont les causes de suspension administrative ?

A côté des cas dits « classiques » de suspension administrative, il convient dorénavant d’appréhender les nouvelles infractions.

Les cas classiques de suspension administrative

La suspension administrative du permis peut intervenir dans plusieurs situations directement liées à un comportement dangereux sur la route.

C’est notamment le cas pour les infractions commises dans les circonstances suivantes :

  • conduite sous l’emprise d’un état alcoolique (​articles L. 224-1, I, 1° et 2°, et L. 224-2, I A, 1° du Code de la route)
  • ​conduite après usage de stupéfiants (​articles L. 224-1, I, 3° et 4°, et L. 224-2, I A, 2° du Code de la route)
  • refus de se soumettre aux vérifications d’alcoolémie ou de stupéfiants (articles L. 224-1, I, 2° et 4°, et L. 224-2, I A, 1° et 2° du Code de la route)
    • grand excès de vitesse (articles L. 224-1, I, 5°, et L. 224-2 du Code de la route)
    • refus d’obtempérer (articles L. 224-1, I, 8°, et L. 224-2 du Code de la route)
    • accident de la circulation (articles L. 224-1, I, 6°, et L. 224-2 du Code de la route, lorsqu’il s’agit d’un accident corporel ou mortel associé aux infractions visées par le texte)

Dans ces situations, l’administration peut agir rapidement. Cela signifie, sans attendre qu’un juge pénal se prononce, afin de retirer provisoirement le conducteur de la circulation. C’est le cas lorsque votre comportement est considéré comme présentant un risque pour la sécurité routière.

En application des articles L. 224-2 et L. 224-8 du Code de la route, la sanction est en principe limitée à 6 mois de suspension, mais elle peut être portée à 1 an. 

Les extensions plus récentes du dispositif

Aujourd’hui larticle L. 224-7 du Code de la route offre de nouveaux pouvoirs aux préfets.

Ces derniers peuvent suspendre le permis lorsqu’ils sont saisis d’un procès-verbal constatant une infraction pour laquelle le Code de la route prévoit une peine complémentaire de suspension.

Une peine complémentaire est une sanction qui peut être prononcée en plus de la peine principale prévue pour l’infraction. 

Cette suspension peut donc intervenir avant toute condamnation pénale.

Les infractions routières concernées

Le texte vise d’abord les infractions pour lesquelles le Code de la route prévoit déjà une peine complémentaire de suspension du permis.

Cela signifie que, si le texte sanctionnant une infraction prévoit que le juge peut suspendre le permis, le préfet peut également décider d’une suspension administrative provisoire.

C’est notamment le cas de l’usage d’un téléphone tenu en main au volant, puisque l’article R. 412-6-1 du Code de la route prévoit expressément une peine complémentaire de suspension.

Concrètement cela signifie que lorsque le tribunal correctionnel peut prononcer une suspension judiciaire, le préfet le peut aussi. 

L’extension aux stupéfiants hors conduite

Depuis le 20 août 2026, l’article L. 224-7 vise aussi l’usage illicite de stupéfiants commis en réitération.

La particularité est importante : cette suspension peut être prononcée même si la personne ne conduisait pas au moment des faits.

Une consommation constatée dans la rue, dans un parc ou à domicile peut donc, en cas de réitération, conduire à une suspension administrative du permis.

Qu’est ce que la suspension préventive du permis de conduire ? 

Depuis le 20 août 2026, l’article L.224-7 du code de la route permet au préfet de suspendre provisoirement le permis d’une personne ayant commis en réitération une infraction d’usage illicite de stupéfiants.

Sa particularité est importante : aucune conduite d’un véhicule n’est nécessaire !

Ainsi une personne peut donc voir son permis suspendu alors qu’elle consommait des stupéfiants dans la rue, dans un parc ou à son domicile.

Cependant la mesure suppose  un usage commis en réitération.

La réitération désigne la situation d’une personne déjà condamnée définitivement pour un crime ou un délit qui commet une nouvelle infraction sans relever juridiquement de la récidive légale.

Naturellment le préfet n’est pas obligé de suspendre le permis. L’article L. 224-7 lui permet de choisir entre un avertissement et une suspension provisoire.

Cette suspension peut intervenir avant qu’un juge pénal ne statue.

C’est pourquoi elle peut être qualifiée de mesure « préventive » !

 Cette mesure ne sanctionne pas nécessairement une conduite dangereuse déjà constatée. Elle vise à prévenir un risque futur pour la sécurité routière.

Cette évolution est juridiquement importante. En effet, elle permet désormais de suspendre un permis pour un comportement sans lien direct avec la conduite au moment des faits.

Elle pose donc nécessairement la question de la proportionnalité de la mesure et du lien entre l’usage de stupéfiants constaté et le risque réellement présenté sur la route.

Comment récupérer son permis après une suspension ? 

Pour récupérer votre permis, sauf annulation de la décision, vous devez vous soumettre à des examens médicaux.

Une suspension du permis n’est ni une annulation ni une invalidation. À l’issue de la période de suspension, vous pouvez donc récupérer votre droit de conduire, sous réserve d’avoir accompli les formalités éventuellement exigées. Il ne s’agit pas, en principe, de « repasser » ou d’obtenir un nouveau permis.

Effectuer les démarches médicales obligatoires

Lorsque la suspension est d’une durée égale ou supérieure à six mois, l’article R. 224-21 du Code de la route subordonne la restitution du permis à un avis médical favorable. Cet avis ne peut être délivré qu’après la réalisation d’une visite médicale permettant la réalisaion d’un examen psychotechnique.

Selon la cause de la suspension, notamment lorsqu’elle est liée à l’alcool ou aux stupéfiants, un contrôle médical spécifique peut également être nécessaire. Il est donc préférable d’anticiper ces démarches avant l’expiration de la suspension.

Une fois les conditions remplies, il s’agit juridiquement de récupérer ou de faire restituer son permis suspendu. La délivrance d’un nouveau permis après avoir repassé les épreuves concerne principalement les situations d’annulation ou d’invalidation du permis, et non la simple suspension.

Demander la restitution ou la fabrication du permis

La fin de la suspension ne signifie pas toujours que le permis est automatiquement restitué.

Vous devait formuler une demande de permis de conduire.

Lorsque les formalités médicales sont exigées, il faut produire l’avis médical favorable avant de pouvoir solliciter la restitution du permis suspendu. Il s’agit de démarches obligatoires.

C’est également ce que prévoit l’article R. 224-21 du Code de la route.

Les démarches administratives nécessaires doivent ensuite être accomplies auprès de France Titres afin d’obtenir, le cas échéant, un nouveau titre. Il ne s’agit pas d’un nouveau permis.

Contester la suspension si nécessaire

Bien souvent, les suspensions administratives peuvent être illégales, injustes ou disproportionnées.

L’arrêté préfectoral de suspension peut faire l’objet d’un recours gracieux auprès du préfet. Paralèllement ou postérieurement, il est possible d’entamer un recours en annulation devant le tribunal administratif.

En cas d’urgence, il est également possible de demander au juge administratif de suspendre provisoirement l’exécution de l’arrêté par la voie du référé-suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du Code de justice administrative.

Attention ce référé est soumis à deux conditions drastiques. La première, la démonstration d’une situation d’urgence. La seconde, l’existence d’un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

En pratique, avant de reprendre la conduite, il faut donc vérifier trois éléments : 

  • la fin effective de la suspension,
  • l’accomplissement des examens médicaux éventuellement obligatoires
  • le succès d’un recours en justice visant l’annulation de la mesure

Qu’est ce que le permis blanc en cas de suspension ? 

Le « permis blanc » désignait autrefois la possibilité de continuer à conduire dans certaines circonstances malgré une suspension, notamment pour des raisons professionnelles.

Aujourd’hui, il n’existe plus de permis blanc automatique permettant de conserver son droit de conduire pendant une suspension administrative.

Un aménagement reste parfois possible devant le juge judiciaire

Lorsqu’une suspension judiciaire est prononcée, le juge peut, dans certains cas, décider de l’aménager en limitant l’interdiction de conduire à certains moments, certains véhicules ou certaines situations.

Cet aménagement judciaire dépend toutefois de l’infraction concernée et n’est pas ouverte dans tous les dossiers.

Ainsi il dépend du texte applicable à l’infraction et de la décision du juge.

Pour certaines infractions, la loi interdit expressément tout aménagement professionnel. C’est notamment le cas du refus d’obtempérer.

En effet, l’article L. 233-1 du Code de la route prévoit que la suspension ne peut être ni assortie du sursis, ni limitée à la conduite en dehors de l’activité professionnelle.

La même logique existe pour d’autres infractions particulièrement graves. Ainsi, certains textes prévoient expressément que la suspension doit s’appliquer à toute conduite, y compris professionnelle.

En conséquence, en pratique, la décision du juge judiciaire intervient souvent plusieurs mois après la décision du préfet.

Absences d’alternatives réelles

Le « permis blanc » n’est donc plus, aujourd’hui, un droit autonome permettant de continuer à conduire malgré une suspension.

En cas de suspension administrative, la principale voie permettant d’espérer retrouver rapidement le droit de conduire reste donc la contestation de la décision préfectorale, éventuellement accompagnée d’un référé-suspension devant le tribunal administratif.

Concrètement, lorsqu’aucun aménagement judiciaire n’est possible et qu’aucune suspension de la décision préfectorale n’est obtenue, le conducteur doit attendre l’expiration de la mesure avant de pouvoir reprendre légalement le volant.

En conclusion, il n’existe pas de permis provisoire général permettant de continuer à conduire. C’est pourquoi le recours en justice est l’ultime chance pour obtenir la restitution de son titre de conduite.

Comment se déroule la procédure de suspension ?

Pour certaines infractions, les forces de l’ordre peuvent d’abord procéder à la rétention de votre permis de conduire. Cette mesure est provisoire. Elle permet de retirer immédiatement votre titre dans l’attente de la décision du préfet.

Par exemple, si vous êtes contrôlé avec une alcoolémie importante, après usage de stupéfiants ou à la suite d’un grand excès de vitesse, votre permis peut vous être retiré sur-le-champ. Vous ne pouvez alors plus repartir au volant.

La décision du préfet

Pendant le délai de rétention, votre dossier est transmis à la préfecture. Le préfet peut alors décider de prononcer une suspension administrative du permis, notamment sur le fondement des articles L. 224-2 ou L. 224-7 du Code de la route, selon l’infraction concernée.

Concrètement, si vous êtes contrôlé à plus de 40 km/h au-dessus de la vitesse autorisée, votre permis peut être retenu, puis vous pouvez recevoir quelques jours plus tard une décision préfectorale vous interdisant de conduire pendant plusieurs mois.

L’arrêté préfectoral de suspension

La suspension prend la forme d’un arrêté préfectoral devant être motivé en fait et en droit. Ce document précise notamment le motif de la mesure, sa durée et les voies de recours dont vous disposez.

A sa seule lecture vous devez être en mesure de comprendre les raisons de la suspension.

La notification de la suspension

L’arrêté doit ensuite vous être notifié. Cette notification peut intervenir par l’intermédiaire des forces de l’ordre ou par voie administrative.

Il s’agit d’une remise en main propre ou d’un courrier LRAR qui vous est adressé.

Devez vous signer l’arrêté ? 

Oui, la signature n’a aucune incidence. Elle ne vaut pas reconnaissance de culpabilité ou acquiescement des faits. Elle permet uniquement de confirmer que vous avez eu connaissance de la décision. Cette connaissance déclenche le délai de recours contentieux.

À compter de cette notification, vous ne pouvez plus conduire pendant la durée de la suspension.

Si vous continuez malgré tout à conduire, vous vous exposez à de nouvelles poursuites pénales.

Le délai de rétention

La rétention n’est pas une suspension définitive. Elle ne dure que le temps nécessaire au préfet pour prendre sa décision. Selon les hypothèses prévues par le Code de la route, ce délai peut être de 72 heures ou de 120 heures.

Par exemple, après un contrôle pour stupéfiants nécessitant des analyses, votre permis peut être retenu pendant une durée pouvant aller jusqu’à 120 heures. Pendant ce délai, vous devez attendre la décision de la préfecture pour savoir si votre permis vous sera restitué ou si une suspension administrative sera prononcée.

Si aucune suspension n’est prise dans le délai applicable, votre permis doit en principe pouvoir vous être restitué, sous réserve des autres mesures éventuellement en cours.

Dès la notification, il vous est possible de saisir un avocat et éventuellement un juge pour obtenir un jugement favorable.

Pourquoi contester une suspension administrative du permis de conduire ? 

Contester une suspension administrative ne sert pas uniquement à essayer de récupérer plus rapidement votre permis. Une annulation peut produire plusieurs effets utiles, y compris lorsque la période de suspension est déjà terminée.

Faire disparaître juridiquement la suspension

L’annulation d’un arrêté préfectoral produit en principe un effet rétroactif. La décision annulée est réputée n’avoir jamais existé juridiquement.

Concrètement, vous ne vous contentez pas d’attendre la fin de votre suspension : vous obtenez la disparition juridique de la décision qui vous a privé de votre droit de conduire.

Faire rectifier votre dossier conducteur

L’annulation peut également conduire l’administration à corriger les informations enregistrées dans le système national des permis de conduire et, le cas échéant, celles figurant sur votre relevé d’information intégral.

Le juge administratif peut ordonner les mesures nécessaires à l’exécution de son jugement, notamment sur le fondement de l’article L. 911-1 du Code de justice administrative.

Concrètement, votre dossier conducteur doit correspondre à votre situation juridique réelle.

Éviter que la suspension vous pénalise à nouveau

Une suspension passée peut être prise en considération par l’administration lorsqu’elle examine ultérieurement votre situation.

Son annulation permet donc d’éviter qu’une décision reconnue illégale continue à être utilisée contre vous lors d’une future procédure.

Concrètement, vous évitez qu’une suspension illégale continue à vous suivre dans votre dossier.

Obtenir éventuellement une indemnisation

Lorsque la suspension vous a causé un préjudice, son annulation peut également permettre d’envisager une demande indemnitaire contre l’administration.

L’illégalité d’une décision administrative constitue en principe une faute susceptible d’engager la responsabilité de l’administration.

Vous pouvez notamment demander réparation d’une perte de revenus, d’une perte d’exploitation, de frais supplémentaires ou encore d’un préjudice moral, à condition d’en démontrer la réalité et le lien avec la suspension.

Contester les conséquences pénales de la suspension

Enfin, l’annulation peut avoir une importance particulière si vous êtes poursuivi pour avoir conduit malgré une suspension administrative.

L’article L. 224-16 du Code de la route réprime la conduite malgré une suspension régulièrement notifiée. Mais l’article 111-5 du Code pénal permet au juge pénal d’apprécier la légalité d’un acte administratif lorsque la solution du procès en dépend.

Concrètement, si la suspension qui fondait les poursuites est annulée, le fondement même de l’infraction peut être remis en cause.

Quels arguments invoquer pour contester sa suspension de permis de conduire ? 

Plusieurs arguments peuvent être invoqués et faire tomber, c’est à dire, annuler, la décision de suspension.

L’incompétence de l’auteur de la décision

La première vérification consiste à identifier la personne qui a signé l’arrêté de suspension.

Lorsque la décision n’est pas signée personnellement par le préfet, son auteur doit disposer d’une délégation de signature ou de compétence régulière, suffisamment précise, publiée et en vigueur à la date de la décision.

Concrètement, si la personne ayant signé votre suspension n’était pas légalement habilitée à le faire, l’arrêté peut être annulé.

L’insuffisance de motivation

Une suspension de permis constitue une mesure de police administrative. Elle doit donc être suffisamment motivée.

L’arrêté doit permettre de comprendre les raisons juridiques et factuelles ayant conduit le préfet à suspendre votre permis. Une formule générale ou stéréotypée peut ne pas suffire.

Cette obligation résulte notamment des articles L. 211-2 et L. 211-5 du Code des relations entre le public et l’administration.

Concrètement, vous devez pouvoir comprendre, à la seule lecture de la décision, ce qui vous est reproché et pourquoi telle durée de suspension a été retenue.

Le non-respect de la procédure

Le préfet doit respecter les règles procédurales applicables avant de prononcer la suspension.

Selon les circonstances, il peut notamment être nécessaire de vérifier le respect du principe du contradictoire, des délais de 72 heures ou 120 heures, ainsi que des formalités entourant la rétention du permis.

Une irrégularité procédurale peut entraîner l’annulation lorsqu’elle vous a privé d’une garantie ou a pu influencer le sens de la décision.

Concrètement, si l’administration n’a pas respecté les règles qui encadrent son pouvoir, la suspension peut être contestée pour vice de procédure.

L’absence de preuve suffisante de l’infraction

La suspension doit reposer sur des faits réels, exacts et suffisamment établis.

Il peut donc être utile de vérifier les procès-verbaux, les résultats d’alcoolémie, les analyses de stupéfiants, les appareils utilisés ou encore l’existence d’éventuelles contradictions dans le dossier.

Concrètement, un taux mal établi, une marge d’erreur non prise en compte ou une analyse irrégulière peut remettre en cause le fondement même de la suspension.

Le caractère disproportionné de la suspension

Enfin, même lorsque l’infraction est établie, la durée de la suspension doit rester proportionnée aux circonstances de l’affaire.

Le préfet doit tenir compte de la gravité des faits, de vos antécédents et, plus largement, de votre situation personnelle et professionnelle.

Le juge administratif exerce un contrôle sur le principe et la durée de la suspension.

Concrètement, une suspension particulièrement longue peut être contestée lorsqu’elle apparaît excessive au regard des faits reprochés et de votre situation.

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