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Scandale Adblue

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Scandale Adblue

Sommaire

Le scandale adblue désigne un défaut de conception des véhicules Peugeot, Citroën ou DS du groupe STELLANTIS consistant en la cristallisation du liquide adBlue.  Le scandale de l’adblue est encore peu connu, et il n’y a pas de chiffres officiels.

En effet, pour des raisons de santé publique, les normes européennes ont mis en place des normes antipollution. Notamment les normes Euro 6, ont imposé des limites très strictes sur les émissions de NOx des moteurs diesel. 

Les « NOx » désignent les oxydes d’azote, une famille de gaz polluants produits principalement lors de la combustion à haute température dans les moteurs thermiques, surtout les moteurs diesel. Le terme « NOx » regroupe principalement deux gaz : le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO₂).

Ainsi, le fonctionnement du système AdBlue repose sur une technologie antipollution utilisée sur les voitures diesel récentes afin de réduire les émissions de gaz polluants, notamment les oxydes d’azote (NOx).

C’est pourquoi, les constructeurs ont donc adopté massivement le système AdBlue pour pouvoir continuer à vendre des véhicules diesel conformes à ces exigences.

En effet, les moteurs diesel émettent généralement moins de CO₂ que les moteurs essence, mais davantage de NOx. C’est l’une des raisons pour lesquelles les véhicules diesel ont fait l’objet de réglementations environnementales de plus en plus strictes en Europe.

Ainsi, le système AdBlue permet de réduire les émissions de NOx des moteurs diesel. Grâce au système SCR, les oxydes d’azote sont transformés chimiquement en azote naturel et en vapeur d’eau, beaucoup moins nocifs.

Cependant, au contact de l’humidité, ou à l’air libre, ce produit peut cristalliser. La cristallisation entraine des avaries moteur. Les victimes des pannes AdBlue dénoncent des frais de réparation particulièrement élevés.

Face à ce scandale, conduisant les conducteurs a exposer des frais de réparation conséquents, des mesures ont été prises par le constructeur STELLANTIS. Cependant ces mesures sont insuffisantes et de nombreux conducteurs restent sur le carreau.

Nous vous expliquons tout ce qu’il y a à savoir sur ce sujet.

Quels sont les problèmes liés à l’AdBlue ?

Le AdBLUE entraine des pannes chez les véhicules qui en sont équipés, conduisant les propriétaires à exposer des frais. Plusieurs plaintes ont été déposées contre les constructeurs concernés. 

Pannes AdBlue : causes, véhicules concernés et réparations

Les problèmes liés à l’AdBlue concernent principalement les pannes du système antipollution équipant les voitures diesel récentes. 

De nombreux automobilistes rencontrent des défaillances du réservoir d’AdBlue, des capteurs NOx ou du système SCR chargé de réduire les émissions polluantes. 

C’est dans ce contexte que l »association UFC QUE CHOISIR a dénoncé des défaillances récurrentes du système antipollution. 

La cristallisation de l’AdBlue peut provoquer des dysfonctionnements importants, entraînant des voyants moteur, une perte de puissance, un mode dégradé, voire l’impossibilité de redémarrer le véhicule.

Ces pannes touchent particulièrement certains modèles du groupe Stellantis (Peugeot, Citroën, DS, Opel), même si d’autres constructeurs peuvent également être concernés.

 À ce jour, aucun chiffre officiel global ne semble avoir été publié sur le nombre exact de pannes recensées. 

En revanche, la Commission européenne indique que Stellantis a accepté d’étendre l’indemnisation aux consommateurs de l’Union européenne et de l’Espace économique européen concernés par des problèmes logiciels liés aux réservoirs AdBlue de véhicules diesel fabriqués entre janvier 2014 et août 2020. (france.representation.ec.europa.eu)

Indemnisation AdBlue Stellantis : prise en charge des automobilistes

Tout d’abord, les réparations consistent concrètement, selon les cas, à remplacer le réservoir d’AdBlue, la pompe intégrée, les capteurs, l’injecteur d’urée, la sonde NOx ou certains éléments du système SCR. Les réparations sont souvent coûteuses car le réservoir d’AdBlue intègre plusieurs composants électroniques. 

Ainsi, la demande doit être effectuée sur la plateforme officielle accessible depuis le site du constructeur à l’adresse indiquée par Stellantis. 

Le remplacement complet peut dépasser plusieurs milliers d’euros. UFC-Que Choisir évoque un reste à charge moyen d’environ 1 000 euros, certains automobilistes ayant dû payer plus de 3 000 euros. (autoplus.fr)

Face à la multiplication des défaillances, de nombreux automobilistes demandent une indemnisation des frais engagés. Stellantis prévoit une prise en charge pouvant atteindre 100 % du coût des pièces pour certains véhicules de moins de 5 ans et jusqu’à 150 000 km, puis entre 30 % et 90 % pour les véhicules de 5 à 8 ans selon le kilométrage, avec une participation de 30 euros à la main-d’œuvre. (stellantis.com)

Comment obtenir une indemnisation pour l’AdBlue ?

L’indemnisation peut reposer sur une solution amiable, notamment via les garanties du constructeur. Cependant, lorsque ces conditions ne sont pas remplies, une solution judiciaire est possible.

Indemnisation amiable AdBlue : garanties constructeur et prise en charge des réparations

Tout d’abord, l’indemnisation peut reposer sur une solution amiable, notamment via les garanties du constructeur ou les dispositifs de prise en charge proposés par Stellantis.

 Ainsi, les automobilistes et propriétaires concernés doivent vérifier si leur véhicule diesel appartient au groupe Stellantis. Puis, il convient de vérifier si le véhicule est touché par une défaillance du réservoir d’urée, aussi appelé réservoir d’AdBlue. 

Le dispositif vise notamment plusieurs marques de véhicules. Notamment, il s’agit de la marque DS, Opel, Peugeot et Citroën, équipés d’un moteur diesel Euro 6 avec technologie SCR. 

Ansi, tout propriétaire d’un véhicule défectueux en raison du Adblue peut engager des discussions amiable avec les constructeurs.

Indemnisation amiable : solution mise en place par STELLANTIS

Stellantis a accepté d’indemniser certains automobilistes victimes des pannes AdBlue. Avant la France, la solution avait été mise en place en Italie. 

Sous l’impulsion de la Commission Européenne, le constructeur STELLANTIS a accepté d’élargir ses conditions d’indemnisation. Ainsi, cet engagement fait suite aux discussions engagées avec la Commission européenne.

Cette pression politique, accentuée par de nombreux témoignages, s’est avérée payante.

Enfin, la demande d’indemnisation doit être déposée sur la plateforme officielle Stellantis, avec les justificatifs de réparation.

Il s’agit notamment les factures, l’identification du véhicule et les éléments prouvant la panne ou la défaillance du système AdBlue. 

Les réparations concernent principalement le remplacement du réservoir d’AdBlue, de la pompe intégrée, des capteurs, de l’injecteur d’urée, de la sonde NOx ou de certains éléments du système SCR. 

La prise en charge peut atteindre 100 % du coût des pièces pour certains véhicules de moins de 5 ans et jusqu’à 150 000 kilomètres, puis varier entre 30 % et 90 % selon l’âge et le kilométrage, avec une participation forfaitaire à la main-d’œuvre.

Ainsi le montant de l’indemnisation est fonction du kilométrage. C’est pourquoi la couverture du préjudice n’est pas intégrale. 

Action judiciaire AdBlue : responsabilité contractuelle et garantie des vices cachés

Cependant, lorsque les conditions d’indemnisation amiable ne sont pas remplies ou que la prise en charge est insuffisante, une solution judiciaire peut être envisagée. Il peut s’agir de sommes très importantes.

Ainsi, les automobilistes peuvent alors saisir le juge afin d’invoquer la responsabilité contractuelle du vendeur ou du constructeur lorsque le véhicule présente des dysfonctionnements anormaux affectant son utilisation normale.

Surtout, une action fondée sur la garantie légale des vices cachés, prévue par les articles 1641 et suivants du Code civil, peut également être engagée.

Attention, dans ce cas, il convient de vérifier que les conditions sont remplies, à savoir : 

  1. une défaillance du système AdBlue résultant d’un défaut non apparent, 
  2. un défaut antérieur à la vente 
  3. un défaut suffisamment grave pour rendre le véhicule impropre à son usage ou en diminuer fortement l’utilisation. 

Enfin selon les situations, l’automobiliste peut demander le remboursement des frais de réparation, une indemnisation complémentaire, voire la restitution partielle du prix du véhicule.

La garantie des vices cachés est elle invocable dans le scandale adBlue ?

Oui, le recours à la garantie des vices cachés en matière automobile permet aux victimes des moteurs AdBlue d’obtenir la condamnation du constructeur à restituer le prix d’achat.

Cependant, l’AdBlue ne constitue pas automatiquement un vice caché. En revanche, une défaillance du système AdBlue peut être qualifiée de vice caché si vous démontrez, pour le véhicule concerné, un défaut cachéantérieur à la vente et suffisamment grave pour rendre le véhicule impropre à son usage ou en diminuer fortement l’usage, conformément à l’article 1641 du Code civil.

Preuve indispensable du défaut

Vous ne pouvez pas vous contenter d’invoquer le « scandale AdBlue » ou l’existence de pannes similaires sur d’autres véhicules. Vous devez produire des éléments techniques propres à votre véhicule.

Ainsi il peut s’agir de :

  • diagnostics,
  • factures,
  • historique des alertes,
  • rapports d’expertise,
  • relevés du calculateur,
  • interventions du garage
  • preuves d’immobilisation.

La charge de cette preuve vous incombe, conformément à l’article 9 du Code de procédure civile.

Antériorité du vice

Le point central est de démontrer que la défaillance existait déjà, au moins en germe, au moment de la vente. Cette preuve peut résulter d’un défaut apparu très rapidement après l’achat.

Egalement d’un historique de codes défauts antérieurs, d’une usure anormalement prématurée ou d’une expertise.

L’important est que ces éléments établissent que la panne ne relève pas d’un simple entretien ou d’une usure normale.

Conséquences juridiques possibles

Si le vice caché est reconnu, vous pouvez demander soit la résolution de la vente, avec restitution du véhicule et remboursement du prix.

Eégalement, vous pouvez demander au choix, une réduction du prix. Cette option est pévueà l’article 1644 du Code civil. Si le vendeur est professionnel, sa responsabilité peut être aggravée sur le fondement de l’article 1645 du Code civil.

En effet, il est présumé connaître les vices du véhicule.

Exemples jurisprudentiels

Lorsque les désordres liés au système AdBlue entraînent des immobilisations répétées, des pannes bloquantes et l’absence de solution pérenne identifiée, la qualification de vice caché est retenue.

Dans un litige relatif à un pick‑up Ford, le tribunal de commerce de Montpellier relève une chronologie continue de pannes AdBlue. Il évoque des remorquages, remplacements répétés du réservoir, reprogrammations successives et absence de correction durable par le réseau constructeur.  

En outre, l’arrêt de la Cour de Cassation, chambre commerciale 16 janvier 2007, n° 05-16.482 est utile pour les dossiers AdBlue.

Cet arret rappelle qu’un vice caché automobile suppose une preuve concrète, propre au véhicule concerné. La Cour de cassation valide la résolution de la vente d’un véhicule neuf dont le bloc moteur avait été perforé par une bielle, en raison d’un défaut interne antérieur à la vente et non imputable à l’entretien. 

Vous devez démontrer un défaut technique individualisé du système SCR/AdBlue, par exemple un réservoir défectueux, une pompe intégrée défaillante, un injecteur d’urée fuyard, une sonde NOx défectueuse ou un défaut de calibration électronique.

En conclusion, si les jurisprudences sont rares, en raison du faible nombre de plaintes, les condamnations existent.

Quel montant d’indemnisation obtenir pour l’AdBlue ?

Si la garantie des vices cachés est reconnue en justice, vous avez droit à 100% du prix d’achat, sans décote ou vétusté.

Il est égalemetn possible d’obtenir l’indemnisation du préjudice moral, de la période d’immobilisation et des frais de réparation.

Dans le cadre amiable, la prise en charge peut aller jusqu’à 100 % du coût des pièces pour certains véhicules de moins de 5 ans et jusqu’à 150 000 km. Pour les véhicules de 5 à 8 ans, elle peut varier entre 30 % et 90 % selon le kilométrage, avec une participation limitée à la main-d’œuvre.

Ainsi, par négociation, le montant d’indemnisation dépend surtout de l’âge du véhicule, de son kilométrage, du coût des réparations et de l’existence d’une prise en charge amiable par Stellantis ou le vendeur.

En pratique, les réparations AdBlue coûtent souvent entre 1 000 et 3 000 euros. C’est le cas notamment en cas de remplacement du réservoir AdBlue, de la pompe, de l’injecteur d’urée, de la sonde NOx ou d’éléments du système SCR.

En justice, si le vice caché est reconnu, vous pouvez demander le remboursement des frais de réparation, une réduction du prix, voire la résolution de la vente avec restitution du prix du véhicule. Des dommages-intérêts peuvent aussi être sollicités si vous justifiez un préjudice complémentaire : immobilisation, frais de diagnostic, remorquage, location d’un véhicule ou perte de jouissance.

Le scandale AdBlue constitue-t-il automatiquement un défaut de conception ?

Non, il est juridiquement préférable de ne pas affirmer de manière générale que tous les systèmes AdBlue sont affectés par un défaut de conception. En pratique, de nombreux automobilistes dénoncent des problèmes récurrents de fiabilité du système SCR, du réservoir d’AdBlue ou des composants électroniques associés.

Toutefois, devant un juge, le défaut doit être démontré pour chaque véhicule concerné. La seule existence d’un « scandale AdBlue » ou de pannes similaires sur d’autres modèles ne suffit pas automatiquement à caractériser un vice caché.

Les juges reconnaissent-ils systématiquement un vice caché ?

Non. Certaines juridictions reconnaissent la qualification de vice caché lorsque les pannes AdBlue entraînent des immobilisations répétées, des messages de redémarrage impossible ou l’absence de solution de réparation durable.

En revanche, d’autres décisions refusent cette qualification lorsque les preuves techniques sont insuffisantes, lorsque le défaut n’est pas clairement identifié ou lorsque le véhicule reste globalement utilisable malgré les dysfonctionnements du système antipollution.

Quelles sont les conséquences de la désactivation de l’AdBlue ?

Le système AdBlue équipe les moteurs diesel récents pour réduire les émissions polluantes. Ses principales pannes concernent le réservoir d’AdBlue, la pompe, les capteurs NOx, l’injecteur d’urée et le système SCR. 

La cristallisation de l’AdBlue peut obstruer le circuit et provoquer un voyant moteur, un défaut antipollution, une perte de puissance, un mode dégradé ou un redémarrage impossible.

Face aux coûts élevés des réparations, certains automobilistes choisissent la désactivation du système AdBlue afin d’éviter les pannes répétées et l’immobilisation du véhicule. Ce procédé pratique reste toutefois illégal, car elle supprime un dispositif antipollution obligatoire.

Les conséquences peuvent être importantes : 

  • refus au contrôle technique, 
  • sanctions, 
  • difficulté avec l’assurance, 
  • perte de valeur à la revente 
  • responsabilité du vendeur si la modification n’est pas déclarée. 

Même si la désactivation peut sembler économiquement avantageuse à court terme, elle constitue une solution juridiquement risquée.

Ainsi désactiver le système adblue est fortement déconseillé.

Comment fonctionne le système AdBlue ?

Le système AdBlue est une solution innovante déployant une technologie antipollution. Celle ci est utilisée sur les voitures diesel récentes afin de réduire les émissions de gaz polluants, notamment les oxydes d’azote NOx. Il fonctionne grâce à la technologie SCR (« Selective Catalytic Reduction » ou réduction catalytique sélective).

L’AdBlue est un additif composé d’eau déminéralisée et d’urée. Ce liquide est stocké dans un réservoir distinct du carburant puis injecté dans les gaz d’échappement du moteur diesel.

Sous l’effet de la chaleur, l’AdBlue transforme les NOx en azote et vapeur d’eau, beaucoup moins polluants. Ce système permet ainsi de respecter les normes européennes antipollution applicables aux véhicules diesel récents.

Quel est le délai pour agir en justice dans le scandale AdBlue ?

L’action fondée sur la garantie des vices cachés doit être engagée dans un délai de 24 mois (deux ans) à compter de la découverte du vice.

Ce délai de forclusion est prévu à l’article 1648 du Code civil.

Ce délai ne commence donc pas à courir au jour de la vente du véhicule. Il démarre à partir du moment où l’automobiliste découvre réellement l’existence du défaut affectant le système AdBlue.

En pratique, la découverte du vice correspond souvent à l’apparition des premières pannes importantes.

Il peut démarrer également lors d’un diagnostic technique précis ou à la remise d’un rapport d’expertise identifiant l’origine des dysfonctionnements du système SCR ou du réservoir d’AdBlue.

Contre qui agir dans le scandale AdBlue ?

La responsabilité peut varier selon les circonstances de la vente du véhicule. En principe, l’action en garantie des vices cachés est dirigée contre le vendeur du véhicule.

Il peut s’agir d’un concessionnaire, d’un garage professionnel ou d’un particulier.

Toutefois, lorsque le vendeur est un professionnel de l’automobile, sa responsabilité est plus lourde. En effet, il est présumé connaître les vices affectant le véhicule.

L’automobiliste peut également rechercher la responsabilité du constructeur. Cela est pertinent notamment lorsque les défaillances du système AdBlue résultent d’un défaut structurel affectant une série de véhicules.

Quels documents faut-il réunir avant d’agir ?

La réussite d’une demande d’indemnisation ou d’une action judiciaire repose principalement sur les preuves techniques produites par la victime. 

Ainsi, il est essentiel de conserver les factures de réparation, les devis, les diagnostics électroniques, les historiques d’entretien, les relevés de codes défauts.

En outre, de conserver les échanges avec le constructeur ou le garage ainsi que les preuves d’immobilisation du véhicule.

Les photographies des voyants moteur, les messages de défaut antipollution ou de redémarrage impossible ainsi que les justificatifs de dépannage ou de remorquage peuvent également être utiles pour démontrer la réalité et la gravité des pannes AdBlue.

Pourquoi l’expertise automobile est-elle importante ?

Dans les contentieux liés à « l’affaire AdBlue », l’expertise automobile joue un rôle central, un sorte d’enquête contradictoire et opposable. 

Elle permet d’identifier précisément l’origine de la panne, de déterminer si le défaut existait avant la vente et d’évaluer son impact sur l’utilisation normale du véhicule.

Une expertise amiable contradictoire peut être réalisée avant toute procédure judiciaire. En cas de contestation sérieuse, le juge peut également ordonner une expertise judiciaire.

Dans ce cas un expert indépendant examine le véhicule et rend un rapport technique détaillé.

Ainsi, pou obtenir une indemnisation, la victime doit établir une vraie stratégie.

Quelle différence entre défaut de conception et vice caché ?

Le défaut de conception et le vice caché sont deux notions différentes, même si elles peuvent se recouper dans les dossiers AdBlue.

Le défaut de conception désigne un problème affectant la conception même d’un produit ou d’un système technique.

Dans le scandale AdBlue, les automobilistes reprochent notamment aux constructeurs une mauvaise conception du système SCR, du réservoir d’AdBlue ou de certains composants électroniques entraînant des pannes récurrentes, une cristallisation anormale ou des immobilisations du véhicule.

Le défaut de conception concerne donc la manière dont le système a été pensé ou fabriqué.

Ainsi les défaillances adblue peuvent constituer un défaut de conception.

Le vice caché, au contraire, est une notion juridique prévue par l’article 1641 du Code civil. Il suppose la réunion de plusieurs conditions :

  • un défaut non apparent au moment de la vente,
  • antérieur à celle-ci,
  • et suffisamment grave pour rendre le véhicule impropre à son usage ou en diminuer fortement l’utilisation.

Ainsi, un défaut de conception peut constituer l’origine technique d’un vice caché.

Cependant il ne suffit pas, à lui seul, à obtenir gain de cause devant un juge. L’automobiliste doit encore démontrer que ce défaut affecte concrètement son véhicule, qu’il existait déjà lors de la vente et qu’il présente une gravité suffisante.

En pratique, tous les défauts de conception ne deviennent donc pas automatiquement des vices cachés. À l’inverse, un vice caché peut parfois exister sans véritable défaut de conception général. Ainsi par exemple lorsqu’une pièce isolée présente une anomalie de fabrication propre au véhicule concerné.

Que faire en pratique en cas de panne AdBlue ?

Lorsqu’une panne AdBlue apparaît, il est recommandé de faire établir rapidement un diagnostic précis par un professionnel. Egalement il convient de conserver tous les justificatifs liés aux réparations et immobilisations du véhicule. Constituer un « dossier adBlue » se prépare.

L’automobiliste peut ensuite vérifier son éligibilité au dispositif d’indemnisation proposé par Stellantis, adresser une demande amiable au constructeur ou au vendeur, puis envisager une expertise et une action judiciaire si la prise en charge est refusée ou insuffisante.

Le groupe automobile STELLANTIS a créé un service client renforcé. Cette mise en place résulte d’une pression exrcée par l’association UFC que choisir.

Quelle différence entre AdBlue et filtre à particules ?

Le système AdBlue et le filtre à particules (FAP) sont deux dispositifs antipollution différents présents sur les moteurs diesel récents.

Le système AdBlue fonctionne grâce à la technologie SCR (« réduction catalytique sélective ») et sert principalement à réduire les émissions d’oxydes d’azote (NOx). L’AdBlue est injecté dans les gaz d’échappement afin de transformer les NOx en azote et vapeur d’eau.

Le filtre à particules, quant à lui, a pour fonction de retenir les particules fines produites par la combustion du diesel. Il agit donc sur un autre type de pollution. Le FAP doit régulièrement monter en température afin de brûler les particules accumulées, ce qu’on appelle la régénération.

Qu’est-ce que les oxydes d’azote (NOx) ?

Les NOx désignent les oxydes d’azote produits lors de la combustion à haute température dans les moteurs thermiques. On les retrouve surtout chez les moteurs diesel. Les principaux NOx sont le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO₂).

Ces gaz sont particulièrement surveillés car ils contribuent à la pollution atmosphérique. Ils participent aussi aux maladies respiratoires et aux pics de pollution dans les grandes villes. C’est précisément pour limiter ces émissions que les normes Euro 6 ont imposé le développement du système AdBlue.

Le système AdBlue augmente-t-il la consommation de carburant ?

Le système AdBlue n’augmente généralement pas fortement la consommation de carburant. Au contraire, la technologie SCR permet aux constructeurs d’optimiser le fonctionnement des moteurs diesel tout en respectant les normes antipollution.

En revanche, le véhicule consomme de l’AdBlue en plus du carburant. Cette consommation reste relativement faible, souvent comprise entre 1 et 3 litres d’AdBlue pour 1 000 kilomètres selon les modèles et le type de conduite.

Certaines pannes du système AdBlue ou du FAP peuvent toutefois entraîner une surconsommation de carburant. C’est notamment le cas lorsque le moteur fonctionne en mode dégradé. Ou encore lorsque les régénérations du filtre à particules deviennent anormales ou trop fréquentes.

Qu’est-ce qu’un système de dépollution automobile ?

Le système de dépollution désigne l’ensemble des dispositifs installés sur un véhicule afin de réduire les émissions de gaz et particules polluants produites par le moteur.

Sur les moteurs diesel récents, ce système comprend principalement le filtre à particules (FAP), la vanne EGR, le catalyseur. En outre, on y retrouve le système AdBlue utilisant la technologie SCR (« réduction catalytique sélective »).

Chaque élément agit sur un type de pollution différent. Le filtre à particules réduit les particules fines. Pour sa part le système AdBlue sert principalement à diminuer les émissions d’oxydes d’azote (NOx).

Ces dispositifs ont été développés pour permettre aux constructeurs de respecter les normes européennes antipollution. C’est notamment les normes Euro 5 et Euro 6 applicables aux véhicules diesel récents qui sont à l’origine du Adblue.

Pourquoi les moteurs diesel ont-ils été développés pour réduire le CO₂ ?

Les moteurs diesel ont longtemps été favorisés car ils consomment généralement moins de carburant que les moteurs essence. Cette consommation plus faible permettait de réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO₂). Il s’agit du principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.

Maintenir le diesel pour réduire le CO2 était valable dans les années 90. Avec les nouvelles normes, le diesel a moins le vent en poupe. Ainsi une grande partie des améliorations techniques ont reposé sur l’amélioration de la qualité de l’air.

En revanche, les moteurs diesel produisent davantage d’oxydes d’azote (NOx) et de particules fines, qui sont des polluants nocifs pour la santé. C’est pour cette raison que les constructeurs ont développé des systèmes de dépollution comme le filtre à particules (FAP) et le système AdBlue.

Que signifie le voyant AdBlue sur le tableau de bord ?

Lorsque le tableau de bord affiche un voyant AdBlue ou un message « défaut antipollution », cela signifie généralement qu’un problème affecte le système SCR, le réservoir d’AdBlue, les capteurs NOx ou l’injection d’urée.

Le véhicule peut alors passer en mode dégradé, perdre de la puissance ou afficher un message indiquant un redémarrage impossible dans plusieurs centaines de kilomètres si la panne n’est pas réparée.

Airbags Takata, moteurs PureTech, AdBlue : l’industrie automobile française traverse-t-elle une crise des scandales industriels ?

Ce nouveau contentieux adBlue vient s’ajouter à de précédents scandales industriels frappant le groupe STELLANTIS.

L’industrie automobile, notamment française, enchaîne les scandales industriels liés à la fiabilité et à la sécurité des véhicules. Après les airbags Takata, les moteurs PureTech et désormais le scandale AdBlue, de nombreux automobilistes dénoncent des défaillances techniques entraînant des coûts de réparation importants, des immobilisations de véhicules et des contentieux massifs avec les constructeurs.

Le scandale des airbags Takata concernait des dispositifs de sécurité susceptibles d’exploser et de projeter des fragments métalliques dans l’habitacle, provoquant plusieurs décès et rappels mondiaux de véhicules. Ce scandale impactait déjà les véhicules citroen ds et opel.

L’affaire des moteurs PureTech vise principalement les problèmes de courroie de distribution à bain d’huile équipant certains moteurs essence du groupe Stellantis, avec des risques de casse moteur, de surconsommation d’huile et de défaillances prématurées.

Le scandale AdBlue, quant à lui, concerne les systèmes de dépollution des moteurs diesel récents. Les automobilistes dénoncent des pannes répétées du réservoir d’AdBlue, des capteurs NOx ou du système SCR, souvent liées à la cristallisation de l’additif, entraînant voyants moteur, mode dégradé et impossibilité de redémarrer le véhicule.

A chaque scandale, la presse grand public mais aussi les revues techniques, enfoncent le clou. Auto moto, sud ouest, tf1 info, tous ont titré sur ce scandale. 

Dans ces différents dossiers, les consommateurs reprochent aux constructeurs des défauts de conception, une prise en charge insuffisante des réparations et une réaction tardive face à des défaillances affectant parfois des milliers de véhicules.

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