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Surveillance numérique

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Surveillance numérique

Sommaire

La surveillance numérique permet à l’Etat de surveiller ses citoyens sous réserve de proportionnalité pour préserver la vie privée.

Si c’est technologiquement possible, alors ça adviendra !

La surveillance numérique existe déjà et permet de ficher, surveiller, géolocalisé voire neutraliser les citoyens. Elle existe depuis qu’internet est apparu dans nos vies. Elle constitue une atteinte au droit à la vie privée.

Tout droit n’étant jamais absolue, il convient de trouver un équilibre entre protection des données et sécurité numérique.

Ainsi la surveillance numérique désigne l’usage de technologies électroniques pour observer, capter ou analyser des données ou comportements à distance, dans un but de contrôle, de sécurité ou de conformité. Elle est soumise aux principes de finalité, de proportionnalité et de protection des droits fondamentaux.

En octobre 2025, Emmanuel MACRON a rappelé l’importance de contrôler davantage les réseaux sociaux.

En effet, Emmanuel Macron considère que les plateformes de réseaux sociaux menacent la démocratie, notamment en favorisant la désinformation, les ingérences étrangères et la polarisation.

Ainsi, il envisage d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans si l’Union européenne n’agit pas rapidement.

De plus, il propose la « levée de l’anonymat » sur les réseaux pour responsabiliser ceux qui publient des contenus racistes, antisémites ou discriminatoires. 

Au sénat, le 13 novembre 2025, un élu a proposé un amendement visant à permettre à FRANCE TRAVAIL d’accéder à des données personnelles des demandeurs d’emplois.

L’Agence pourrait ainsi obtenir un accès aux relevés téléphoniques, aux fichiers de compagnies aériennes et leurs adresses IP.

En outre, les compteurs LINKY permettent déjà de connaître les habitudes de consommation dans les foyers français. Enfin, la vidéosurveillance ou vidéo protection généralisée dans l’espace public constitue des atteintes aux libertés fondamentales qui apparaissent hors de contrôle.

Alors que le citoyen se voit refuser la moindre information quant au dérapage budgétaire de plusieurs milliards de l’Etat en 2024, l’Etat sait tout de lui.

Nous vous expliquons tout pour mieux comprendre ce qui se joue.

Pourquoi la surveillance numérique de masse est dangereuse ?

Une surveillance numérique de masse est dangereuse car elle détruit la démocratie.

Le projet Pegasus, les fichiers liés à Snowden, ou les analyses d’organisations comme Amnesty illustrent comment des États démocratiques peuvent participer à cette dérive. De nombreuses nations, y compris en Europe, ont permis le déploiement de ces outils au nom de la sécurité nationale.

La surveillance numérique de masse est dangereuse car elle transforme chaque citoyen en suspect potentiel, sans fondement individuel.

Elle détruit le droit à la vie privée, inscrit à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en autorisant la collecte indifférenciée de données personnelles.

Cette surveillance peut être invisible, mais ses effets sont réels : autocensure, crainte de s’exprimer, affaiblissement de la liberté d’expression et de la presse.

C’est pourquoi elle doit être combattue.

Quelles sont les lois sur la surveillance numérique?

Le cadre juridique 

La loi renseignement (loi n° 2015-912 du 24 juillet 2015) est un texte législatif français qui encadre les techniques de surveillance mises en œuvre par les services de renseignement. 

Elle a été adoptée après les attentats de janvier 2015 pour doter l’État d’un cadre légal spécifique aux opérations de renseignement.

La loi renseignement autorise l’État à surveiller sans passer par un juge, sur autorisation du Premier ministre (CSI, art. L.811-1).
Ces techniques peuvent inclure l’espionnage d’un téléphone ou l’usage d’un IMSI-catcher pour intercepter les communications mobiles.
Mais elles doivent respecter le règlement général, qui impose une finalité précise, une nécessité avérée et une proportionnalité stricte (RGPD, art. 5-6).

Ainsi, même une surveillance à des fins de sécurité doit limiter la collecte aux seules données indispensables.
Par ailleurs, la loi numérique (loi n° 2016-1321) impose la transparence des systèmes d’information et la sécurisation des données.

Par exemple, un algorithme utilisé pour détecter une fraude sociale doit être compréhensible et justifiable pour la personne concernée.

Si une décision est prise uniquement par une machine, elle doit pouvoir être expliquée et faire l’objet d’un recours (CRPA, L.311-3-1).

En cas de doute sur la légalité d’une surveillance, tout citoyen peut saisir le tribunal administratif pour contester la mesure.

Les règles protectrices

Le juge administratif veille à trouver un équilibre entre la protection de la sécurité publique et le respect de la vie privée. 

Il fonde son contrôle sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 9 du Code civil.

Ainsi, le droit international et le droit national concourent à la protection de nos libertés.

En outre, toute surveillance doit être prévue par une loi claire et accessible (CEDH, Zakharov, 2015).

De plus,  le Règlement Général de la Protection des Données (RGPD) impose une étude d’impact pour tout traitement à risque (art. 35), et une conception protectrice des données dès l’origine (art. 25).

Malheureusement, nous avons vu pendant le « PASS JO », qu’une telle étude était souvent écartée.

De plus, une surveillance numérique doit être ciblée, fondée sur des indices sérieux et proportionnée.

Toute décision injustifiée peut être contestée devant le tribunal administratif, qui peut ordonner l’effacement des données.

Surtout, La CJUE a jugé qu’une législation nationale ne peut pas imposer une obligation généralisée et indifférenciée de conservation des données, même au nom de la sécurité nationale.

Enfin, la CNIL peut intervenir pour sanctionner ou corriger un traitement illégal (loi n° 78-17 ; RGPD, art. 58).

En pratique, vous pouvez contester une surveillance, demander des explications, saisir la CNIL ou le juge.
La légitimité de toute surveillance numérique dépend du respect de ce cadre légal strict et protecteur.

Pour quels motifs une surveillance numérique peut elle être mise en place ?

L’article L.851-3 du code de la sécurité intérieure fixe les motifs légitimes d’une surveillance numérique.

Ainsi, les services de renseignement peuvent recourir à des techniques de surveillance uniquement pour :

  • La sécurité nationale ;
  • La prévention du terrorisme ;
  • La prévention de la criminalité organisée ;
  • La défense des intérêts économiques, industriels ou scientifiques essentiels de la France ;
  • La prévention des atteintes graves à la paix publique.

Lorsque l’un de ces motifs est caractérisé, la loi autorise, sous conditions, des techniques comme :

  • L’interception de communications (écoutes) ;
  • La captation de données informatiques (par exemple, logiciel espion) ;
  • La pose de balises GPS ou de micros ;
  • L’usage d’algorithmes pour détecter des menaces sur les réseaux (art. L.851-3 du CSI).

Les techniques doivent être autorisées par le Premier ministre après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR).

La loi prévoit un recours possible devant le Conseil d’État en cas d’abus ou de surveillance illégale.

Quels sont les risques de la surveillance de masse ?

Encadrement juridique strict de la surveillance numérique

La surveillance numérique, lorsqu’elle prend la forme d’une surveillance de masse, constitue une ingérence grave dans le droit au respect de la vie privée et des correspondances. Pour être légitime, elle doit être prévue par une loi claire, justifiée par un motif d’intérêt public impérieux et encadrée par des garanties effectives.

Motifs admissibles limitativement définis

Selon le droit français (Code de la sécurité intérieure, art. L.811-3), les motifs pouvant justifier une telle surveillance sont strictement encadrés : prévention du terrorisme, criminalité organisée, atteintes graves à la paix publique, ou protection des intérêts fondamentaux de la Nation. La loi renseignement impose que ces finalités soient précisément définies, proportionnées et nécessaires.

Exigences issues de la jurisprudence européenne

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) admet qu’une surveillance de masse puisse relever des prérogatives étatiques, à condition qu’elle soit encadrée par des garanties « de bout en bout » : autorisation indépendante ex ante, supervision continue et contrôle juridictionnel a posteriori (CEDH, Big Brother Watch, 2021).

Conditions posées par le droit de l’Union européenne

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) impose, de son côté, des critères de nécessité, de ciblage et de proportionnalité (CJUE, La Quadrature du Net, 2020). Les traitements massifs et indifférenciés de données (bulk collection) ne peuvent être tolérés qu’en présence de menaces graves et imminentes, et à condition que les garanties procédurales soient rigoureusement appliquées.

Enjeux pratiques et risques concrets

Outre les atteintes à la vie privée, les dispositifs de surveillance numérique exposent à des risques graves de restriction de la liberté d’expression, de mise en péril des sources journalistiques, de discrimination algorithmique, d’inégalités procédurales en matière pénale, et de contournement des protections par coopération transfrontalière non encadrée.

La surveillance numérique de masse est elle compatible avec la démocratie ?

Là où il y a une surveillance de masse, il n’y a pas de Démocratie.

La surveillance numérique de masse, entendue comme la collecte indifférenciée, non ciblée et préventive de données personnelles à grande échelle, est en principe incompatible avec les exigences fondamentales d’une démocratie. 

Le simple fait d’être potentiellement surveillé peut dissuader un individu de s’exprimer librement, de manifester ou d’entrer en contact avec des journalistes ou des militants. 

Cet effet dissuasif (chilling effect) est incompatible avec la vie démocratique, qui suppose un espace public libre et critique.

La surveillance de masse affaiblit la liberté d’expression, de la presse et d’association. Elle provoque un effet dissuasif sur les comportements civiques, étouffe les sources journalistiques et introduit une forme de contrôle social incompatible avec la confiance démocratique. 

Pourquoi la surveillance numérique est un risque pour la démocratie ?

La surveillance numérique de masse constitue une menace directe pour nos sociétés modernes. En croisant les données issues de chaque réseau socialapplicationservice ou smartphone, des États ou entreprises peuvent dresser un profil comportemental de chaque individu, sans son consentement éclairé.

Des outils comme Pegasus, véritables logiciels espions, infiltrent nos téléphones pour capter nos communications, nos positions, nos fichiers. Ce pouvoir technologique, amplifié par l’intelligence artificielle et la vidéosurveillance algorithmique, ne connaît plus de limites techniques. Il permet de mener des enquêtes invisibles, sans base légale claire, parfois même sans intervention humaine.

Sous couvert de sécurité ou de lutte contre la désinformation, des gouvernements cherchent à sécuriser et réguler l’information, au prix d’un recul des libertés fondamentales. 

Cette dynamique nourrit un capitalisme de surveillance, où l’information devient une monnaie et les citoyens, des produits.

Les journalistes, les professionnels de l’enquête ou les lanceurs d’alerte – comme Snowden – sont les premiers exposés à ces dérives. 

La protection de leurs sources et la liberté d’expression sont compromises. 

Le règlement de l’Union européenne (RGPD) tente d’encadrer ces pratiques, mais reste contourné ou inapplicable face aux géants du numérique.

Le danger est profond : la société civile se trouve sous pression.

Les réseaux deviennent des lieux de surveillance, et la vie privée glisse vers l’illusion. 

Il est urgent de protéger nos droits fondamentaux avant que la surveillance ne devienne la norme invisible de nos démocraties.

Quelles données sont concernées par la surveillance de masse ?

La surveillance numérique de masse porte sur des données variées, dont la nature révèle l’ampleur de l’ingérence dans la vie privée.

Données de connexion

Sont visées les métadonnées liées aux communications : adresses IP, numéros appelés, durée des appels, géolocalisation, horaires de connexion. Ces éléments permettent de reconstituer vos déplacements et votre réseau relationnel.

Contenus des échanges

Les messages, e-mails, documents stockés ou échangés peuvent être interceptés, parfois à l’insu de la personne, notamment via des logiciels espions ou des techniques de renseignement automatisées.

Données issues de la navigation en ligne

L’historique des sites consultés, les recherches effectuées, les cookies et les données issues des réseaux sociaux sont également collectés. Ces données tracent vos habitudes, préférences et comportements.

Données biométriques

La reconnaissance faciale, les empreintes digitales ou vocales sont utilisées dans des dispositifs de vidéosurveillance algorithmique. Ces données sont particulièrement sensibles car elles permettent une identification automatique à distance.

Données sensibles

Certaines informations touchent à la vie intime : orientation sexuelle, opinions politiques, appartenance syndicale, convictions religieuses. Leur traitement est encadré strictement par le RGPD (articles 9 et 10).

Qui est intéressé à la surveillance numérique ?

L’Etat ordonnateur de la surveillance

L’État est l’acteur principal de la surveillance numérique lorsqu’il invoque la sécurité intérieure, la lutte contre le terrorisme, ou la prévention des infractions graves. À ce titre, il peut mobiliser des moyens techniques puissants : IMSI-catchers, algorithmes de détection, logiciels espions, ou dispositifs de vidéosurveillance algorithmique.

Ces outils sont mis en œuvre par les services de renseignement, la police ou la gendarmerie, sur autorisation du Premier ministre, et sous le contrôle de la CNCTR (Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement), conformément au Code de la sécurité intérieure (articles L. 811-1 et suivants).

En parallèle, l’État peut aussi imposer des obligations aux acteurs privés (fournisseurs d’accès, hébergeurs, plateformes) de conserver ou transmettre des données.

Les entreprises privées réceptrices de données

Des entreprises privées du marché numérique captent des données sensibles, parfois à l’insu des abonnés. La commission européenne tente de réguler ce système par le règlement sur les services numériques (DSA), mais les révélations issues d’enquêtes – souvent relayées dans des documentaires – démontrent que l’encadrement reste insuffisant.

Même les jeunes, via leur téléphone ou leur ordinateur, sont ciblés par des dispositifs de suivi algorithmique dès leur scolarité. 

Le contenu éducatif, les réseaux sociaux, les jeux, les services de streaming deviennent autant de canaux de collecte massive d’informations.

Ce glissement vers un capitalisme de la donnée, s’il n’est pas régulé, fait courir à la démocratie un risque de contrôle social généralisé, où le droit à la vie privée devient une illusion.

Comment la technologie permet elle un contrôle social ?

Si c’est possible technologiquement, alors il est certain que l’Etat l’utilisera à des fins de contrôle social.

La technologie permet un contrôle social en offrant à l’Etat la possibilité d’être dans le smartphone de chaque citoyen.

Elle permet de traiter de manière ordonnée, hiérarchisée et systématique les données de 70 millions de citoyens.

Grâce à l’intelligence artificielle, l’Etat va pouvoir traiter la big data.

Le big data, ou mégadonnées en français, désigne l’ensemble des données numériques produites en grande quantité, à grande vitesse et sous des formes très variées, que les outils traditionnels ne peuvent plus traiter de manière efficace.

La technologie numérique permet de collecter en continu une multitude de données sur les individus.

Ainsi, déplacements (via GPS), habitudes de consommation, interactions en ligne, contenus consultés sont scrutés. 

Ces informations, agrégées et analysées, forment une cartographie précise des comportements individuels.

Le fait de savoir ou de suspecter que l’on est observé produit un effet dissuasif : on évite de dévier des normes implicites ou de tenir des propos sensibles. C’est ce que l’on appelle le chilling effect, effet paralysant sur la liberté d’expression et d’action, au cœur du contrôle social numérique.

Durant la crise sanitaire, le « pass sanitaire » s’est immiscé dans nos vies quotidiennes. Il a permis d’imposer un comportement à la population.

Comment la technologie influence-t-elle la surveillance ?

L’intelligence artificielle transforme radicalement la capacité de l’État à surveiller la population en automatisant l’analyse de données.

Elle permet notamment la vidéosurveillance algorithmique, capable de détecter des comportements jugés suspects en temps réel.

La reconnaissance faciale renforce cette surveillance en identifiant automatiquement les visages dans l’espace public, souvent à l’insu des personnes.

Ces systèmes peuvent croiser les données de caméras, de fichiers administratifs et de téléphones pour cartographier les déplacements.

Utilisée sans encadrement strict, cette technologie porte atteinte à la vie privée, à la liberté d’aller et venir et à l’anonymat dans l’espace public.

La surveillance algorithmique a été autorisée en France par la loi n° 2023-380 du 19 mai 2023, à titre expérimental jusqu’au 31 mars 2025, dans le cadre des Jeux Olympiques

Elle visait à détecter automatiquement certains événements (foule, chute, colis suspect) sans identification faciale.

Heureusement sa prolongation au-delà de mars 2025 a été censurée par le Conseil constitutionnel (Décision n° 2025-878 DC du 24 avril 2025), faute de lien avec la loi votée.

En revanche la cybersurveillance existe pour lutter contre le terrorisme (article L.851-3 du CSI).

Comment se protéger contre la surveillance numérique ?

La première défense passe par la protection des données personnelles. Ainsi il faut limiter ce que vous partagez en ligne et contrôler vos paramètres de confidentialité.

Vous devez aussi sécuriser et réguler l’usage de vos outils numériques en utilisant des navigateurs respectueux de la vie privée, des bloqueurs de traqueurs, et des systèmes d’exploitation à jour.

La vie privée est un droit fondamental, garanti par le RGPD et la Convention européenne des droits de l’homme.

C’est pourquoi vous pouvez en exiger le respect auprès des administrations ou plateformes.

Il est crucial d’éviter l’installation de logiciels espions, souvent présents dans des applications douteuses ou des liens frauduleux.

Ainsi, n’installez que des programmes officiels et vérifiez les autorisations demandées.

Enfin, votre droit à la liberté inclut celui de ne pas être surveillé sans raison légitime : si vous êtes victime d’une surveillance injustifiée, vous pouvez saisir la CNIL ou le juge administratif pour contester ces atteintes.

Quels pays pratiquent la surveillance numérique ?

La surveillance numérique est aujourd’hui répandue dans le monde entier, mais avec des niveaux très variables selon les régimes politiques et les garanties juridiques.

En Chine, elle est systématique et institutionnalisée : reconnaissance faciale dans l’espace public, notation sociale, contrôle des plateformes.
Elle sert des objectifs de contrôle social et repose sur un accès illimité de l’État aux données personnelles.

En France, la surveillance numérique existe dans un cadre encadré par la loi, comme le Code de la sécurité intérieure ou le RGPD, notamment pour la lutte contre le terrorisme.
Toute surveillance doit être autorisée, proportionnée, et contrôlée par une autorité indépendante (CNCTR).

Dans l’Union européenne, la surveillance est soumise à des standards très stricts.
La CJUE interdit toute conservation de données généralisée et indifférenciée, et exige un encadrement légal précis avec respect de la vie privée.

La distinction majeure entre les États repose donc sur le degré de transparence, le contrôle juridictionnel et les recours possibles pour les citoyens.

Quel est l’impact de la surveillance numérique sur la société ?

La surveillance numérique, si elle devient massive ou permanente, n’est pas un outil neutre : c’est une menace directe pour l’espace démocratique.

Elle fragilise la société civile en instaurant un climat de soupçon généralisé, où chaque citoyen devient un suspect potentiel.

Ce contrôle permanent détruit le droit à la liberté d’expression, d’association et de mobilisation. Il refroidit les initiatives citoyennes et bâillonne les lanceurs d’alerte.

Même justifiée au nom de la sécurité globale, une telle surveillance inverse la logique républicaine : ce n’est plus l’État qui protège les libertés, mais les citoyens qui doivent prouver qu’ils les méritent.

Dans une société véritablement démocratique, la surveillance doit rester l’exception, strictement encadrée, justifiée et contrôlée.

Sinon, elle devient un outil de contrôle social qui, sous couvert de prévention, fait glisser l’État de droit vers l’État de méfiance.

L’histoire l’enseigne : une liberté qu’on encadre trop cesse d’être une liberté. La vigilance n’est pas une option, c’est un devoir.

Pourquoi nous nous dirigeons vers une surveillance de masse généralisée à la chinoise ?

Si c’est technologiquement possible, alors ce n’est qu’une question de temps avant que cela n’arrive !

Bientot il sera quasiment impossible d’échapper au contrôle de l’Etat.

Surtout, l’Etat à tout intérêt à pouvoir surveiller sa population pour mieux la contrôler. Depuis la crise sanitaire, le gouvernement a user de la peur. Cela a été possible via la propagande.

Surtout, le pass sanitaire a démontré que la populatin était mûre pour le contrôle social. En outre depuis la démocratisation de l’IA, l’Etat peut traiter le big data.

Selon Machiaviel, la raison d’Etat justifie tout ! 

Aujourd’hui, il ne passe pas un jour sans que le gouvernement tente d’émettre une idée sur le contrôle de nos données.

Ainsi, on veut surveiller les chômeurs. On veut contrôler le contenu de nos poubelles.

Est ce que cela est éthique ? Qu’importe ! Pour plus de sécurité, le citoyen pourra accepter ces restrictions.

L’industrie de la surveillance est en place. Tant que le citoyen a la liberté de consommer, il pense être libre.

En tant qu’avocat, tenir le droit et continuer de réinformer les citoyens est notre mission.

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